Le livre en papier sera supplanté par le livre numérique... mais le livre papier se vend encore plus que le livre pixels


Juste une question de temps, de pouvoir des installés pour maintenir leur système


En attendant, un écrivain doit proposer, en plus du livre numérique distribué "partout" (Amazon, Itunes, Fnac, Kobo...), des livres en papier. Dans un pays où les 25 000 points de vente du livre en papier (parfois appelées librairies) sont contrôlés par quelques distributeurs (se vend ce qui est présent sur les tables), Amazon offre la possibilité d'une distribution mondiale du livre en papier. Autodiffusion (vente par correspondance) et vente sur Amazon.

Stéphane Ternoise, des livres en papier distribués aux Etats-Unis, en France, en Espagne, en Angleterre... Pour mettre le doigt sur le vrai problème (quand certains prétendent qu'il s'agirait de faire payer les frais de port à Amazon !) l'écrivain lotois a publié "le scandaleux" (et intolérable et non médiatisé !) Livre papier : Amazon, le seul vrai libraire en France

Amazon le seul vrai libraire en France
Romans
Le roman de la révolution numérique de Stéphane Ternoise
Le roman de la révolution numérique
18 euros 30 (franco de port) en livre papier de 270 pages sur Amazon

4 euros 99 en numérique "presque partout" : amazon, Itunes , Immateriel (pdf en plus epub)...

-
Roman Aurélie Filippetti
Fin novembre 2013, il m'a bien fallu constater la quasi impossibilité de présenter ce roman ! Donc, nouvelle tentative... sous une autre approche, un titre "pour faire réfléchir" : Roman absent des librairies soutenues par Aurélie Filippetti Vendu à seulement 15 euros 43 (franco de port) sur Amazon

Quant au numérique, il est à 9 euros 99... car il paraît que c'est un prix auquel le roman se vend le mieux en ebook dans la France de 2013 ! amazon, Itunes , Immateriel (pdf en plus epub)...

-
Peut-être un roman autobiographique de Stéphane Ternoise
Peut-être un roman autobiographique
16 euros 26 (franco de port) en livre papier de 222 pages sur Amazon

2 euros 99 en numérique sur amazon, immateriel (epub + pdf + kindle), Itunes...
Comprendre notre
révolution numérique ?
Un gros livre, 448 pages :
En trois parties :
La révolution numérique :
Le roman
Le combat
Les photos
Romans

Theatre

- Lot (Cahors, Montcuq...)

Essais

Devenir écrivain

- Edition (guides et analyses)

- Livres d'art

- Chti                         

Les liens vers les principales plateformes numériques... et vente directe...
Pour les livres ci-dessous, seul figure le lien vers le livre en papier chez amazon. Les liens pour les livres numériques ont été repris sur cette page.

Pour l'autodiffusion de ses livres et CDs, Stéphane Ternoise a créé http://www.autodiffusion.fr, accéder.

Le roman du show-biz et de la sagesse de Stéphane Ternoise
Le roman du show-biz et de la sagesse
Le roman du show-biz et de la sagesse (Même les dolmens se brisent) 18,30 euros (franco de port) en livre papier de 222 pages sur amazon


Quand les familles sans toit sont entrées dans les maisons fermées de Stéphane Ternoise
Quand les familles sans toit sont entrées dans les maisons fermées
Quand les familles sans toit sont entrées dans les maisons fermées 12€20 euros (franco de port) en livre papier de 86 pages sur amazon


Libertés d'avant l'an 2000 de Stéphane Ternoise
Libertés d'avant l'an 2000
Libertés d'avant l'an 2000 15,25 euros (franco de port) en livre papier de 332 pages sur amazon


Viré, viré, viré, même viré du Rmi ! de Stéphane Ternoise
Viré, viré, viré, même viré du Rmi !
Viré, viré, viré, même viré du Rmi ! 10,17 euros (franco de port) en livre papier de 68 pages sur amazon

Photos

Cahors, 42 inscriptions aux Monuments Historiques de Stéphane Ternoise
Cahors, 42 inscriptions aux Monuments Historiques
Les 131 magnifiques photos en couleur pour seulement 19,31 euros (et sans subvention de monsieur Gérard Amigues du Conseil Général) ; franco de port sur Amazon

Version numérique (7 euros 99)

La disparition d'un canton : Montcuq de Stéphane Ternoise (Livre d'art et d'opinions. Moins de cantons, plus d'élus, la mainmise des partis...)
Montcuq disparition canton
140 photos des 16 communes du canton. Et des opinions... 18,46 euros franco de port sur Amazon

- Version numérique (8 euros 99)

Edition (guides et analyses)

Le guide de l'auto-édition, papier et numérique de Stéphane Ternoise

Le guide de l auto-édition, papier et numérique
Le guide complet de novembre 2013. Tout est expliquer pour être dans la légalité et aborder l'auto-édition par la bonne porte... Sur Amazon (18,35 euros)

- Présentation et Version numérique (9 euros 99)

Le dernier guide de l’auto-édition numérique de Stéphane Ternoise

Le dernier guide auto-édition numérique
Le dernier guide de l’auto-édition numérique, c'est la version octobre 2013, éditée en papier du presque très célèbre Le guide de l'auto-édition numérique en France (Publier et vendre des ebooks en autopublication) publié le 1er août 2011 et actualisé 4 fois depuis. LE VERSANT NUMERIQUE de L'AUTO-EDITION. A 14 euros 45 pour 202 pages sur Amazon

- Version numérique (4 euros 99)

Auto-édition autopublication : faire soi-même, être auteur-éditeur de Jean-Luc Petit

Auto-édition autopublication : faire soi-même, être auteur-éditeur
Vous souhaitez "simplement" obtenir le versant législatif de l'auto-édition ? (comment se déclarer et déclarer ses livres ?)
Auto-édition autopublication : faire soi-même, être auteur-éditeur (Documentation d'aide à l'auto-édition de livres) de Jean-Luc Petit.
La référence. Sur Amazon à 11 euros 56.

- Présentation et Version numérique (2 euros 99)

Loi sur la Copie privée : inconstitutionnelle ou gestion illégale ? de Stéphane Ternoise

Loi sur la Copie privée : inconstitutionnelle ou gestion illégale ?
Un scandale de l'argent de la culture en France. Les portes de la Sofia fermées aux professions libérales... Donc l'argent conservé par l'oligarchie...
Loi sur la Copie privée : inconstitutionnelle ou gestion illégale ? de Ternoise.
La référence. Sur Amazon à 9 euros 64.

- Présentation et Version numérique (3 euros 99)

Conforme à notre Constitution, la Loi sur le droit de prêt en bibliothèque ? de Stéphane Ternoise

Conforme à notre Constitution, la Loi sur le droit de prêt en bibliothèque ?
Un autre scandale de l'argent de la culture en France. Le frère du précédent. Les portes de la Sofia toujours fermées aux professions libérales pour l'argent du droit de prêt en bibliothèque... Donc l'argent conservé par l'oligarchie...
Conforme à notre Constitution, la Loi sur le droit de prêt en bibliothèque ? de Ternoise.
Sur Amazon à 9 euros 66.

- Présentation et Version numérique (3 euros 99)

Comment devenir écrivain ?

La meilleure vente en numérique de l'auteur ! Comment devenir écrivain ? de Stéphane Ternoise
Comment devenir écrivain ?
Comment devenir écrivain ?... une réflexion, des documents, des analyses puisées en vingt années d'écriture... sur Amazon

Version numérique (2 euros 99)
Comprendre La révolution numérique


La révolution numérique :
Le roman
Le combat
Les photos
livre papier 2013 tirage en grande quantité
Ce pavé de 448 page, La révolution numérique : Le roman, Le combat, Les photos , fut imprimé en "grande quantité" tout en étant disponible en impression à la demande. Les collectionneurs se procureront les deux ? 24 euros seulement. En autodiffusion. Ou sur amazon Une version numérique existe également, à seulement 7 euros 99. Epub, kindle et PDF. Par exemple sur amazon, Itunes , Immateriel (le pdf). Numérique également sur Kobo, Fnac, booken...
livre papier 2013 impression à la demande


Théâtre


La fille aux 200 doudous et autres pièces de théâtre pour enfants
La fille aux 200 doudous et autres pièces de théâtre pour
enfants
La fille aux 200 doudous et autres pièces de théâtre pour enfants 8,13 euros (franco de port) en livre papier pour ses 6 pièces destinées à être jouées par des enfants de 6 à 11 ans ( La fille aux 200 doudous est la pièce la plus jouée du dramaturge) sur amazon



Théâtre pour femmes.
Théâtre pour femmes
Théâtre pour femmes : 16,26 euros (franco de port) en livre papier de 262 pages sur amazon

Les pièces pour les troupes 100% féminines à partir de deux comédiennes jusqu'à dix.
2 : Trois femmes et un amour et Des vies après l’étape mannequin.
3 : Trois femmes et une médaille retrouvée.
4 : Quatre femmes attendent la star.
5 : Cinq femmes attendent la star.
6 : Six femmes attendent la star et Ça magouille aux assurances.
7 : Sept femmes et la star.
8 : Sept femmes et la star (plus fan).
9 : Neuf femmes et la star.
10 : Dix femmes et la star.



Théâtre peut-être complet.
Théâtre peut-être complet
Théâtre peut-être complet. 518 pages ! Un peu plus épais que du Stéphane Hessel, actualisé en octobre 2013...
- Les secrets de maître Pierre, notaire de campagne.
- Chanteur, écrivain : même cirque.
- Deux sœurs et un contrôle fiscal.
- Amour, sud et chansons.
- Pourquoi est-il venu ?
- Aventures d’écrivains régionaux.
- Neuf femmes et la star.
- Onze femmes et la star (Bonus 2013 : Version longue de "Neuf femmes et la star")
- Avant les élections présidentielles.
- Scènes de campagne, scènes du Quercy.
- Blaise Pascal serait webmaster.
- La fille aux 200 doudous.
20,33 euros seulement en papier. (franco de port) sur amazon naturellement !

La niña de los 200 peluches y otras obras de teatro para niños? traduction en espagnol de María Del Carmen Pulido Cortijo

La niña de los 200 peluches y otras obras de teatro para niños
Les six pièces de La fille aux 200 doudous et autres pièces de théâtre pour enfants en Espagnol.
La niña de los 200 peluches y otras obras de teatro para niños? traduction de María Del Carmen Pulido Cortijo.
Sur Amazon.fr à 8 euros 67. (également sur amazon.es et l'ensemble des pays où Amazon commercialise des livres !)

- Présentation et Version numérique (2 euros 99)


J'avais 25 ans
J avais 25 ans
J'avais 25 ans est désormais sous-titré Texte pour vous remuer, faire réfléchir, Monologue Homme Théâtre 4 euros (franco de port en plus) sur amazon naturellement !


Essais

Le manifeste de l'auto-édition.
Le manifeste de l'auto-édition
Publié (uniquement en numérique) le 7 octobre 2012 Le manifeste de l'auto-édition n'a naturellement pas bénéficié du soutien des journalistes ! Octobre 2013 : version 2. Un peu plus loin dans la réflexion... Une seule proposition de création d'un syndicat de l'auto-édition reçue... mais non soutenue... Explications... Version 2, toujours en numérique, également en papier... A un tarif très décent 12,20 euros (156 pages) avec LIVRAISON GRATUITE merci Amazon ! « Non, le gouvernement ne fera rien » constatait, réaliste, Balzac, dans sa lettre aux écrivains du dix-neuvième. C'est dans ses pas que se place Stéphane Ternoise : Nous demandons la justice là où règnent le système, le clan, l'opacité, le partage entre inféodés. Face aux pouvoirs : des écrivains, qui souhaitent "simplement" vivre de leur plume, vivre du fruit de leur travail, même modestement, sans devoir accepter compromissions, soumissions, exploitations, 90% de commissions. Le manifeste s'impose quand des installés comprennent qu'il existe désormais "un autre possible" mais qu'ils essayent de bloquer toutes les voies d'accès à cette "utopie", pour maintenir leurs privilèges, leur situation, leur pouvoir, leur gloire. Dans le cas présent, les éditeurs sont / font la littérature ! Accès amazon à la page du livre

Version numérique presque "partout" (2 euros 99)


Livre papier : Amazon, le seul vrai libraire en France.
Livre papier : Amazon, le seul vrai libraire en France
Livre papier : Amazon, le seul vrai libraire en France. Un livre qui énerverait bien des libraires, s'il était médiatisé. Hé oui, leur mettre le nez dans cette vérité de leur commerce est intolérable ! 15,25 euros seulement en papier. 202 pages. (franco de port) sur amazon naturellement !



Alertez Jack-Alain Léger ! de Stéphane Ternoise

Jack-Alain Léger
Le livre adressé à Jack-Alain Léger trois mois avant son suicide.
Alertez Jack-Alain Léger ! de Ternoise.

Le 12 avril 2013, je publiais en numérique Alertez Jack-Alain Léger ! Ce ne fut pas "suffisant"... Le 17 juillet 2013, un tweet de maître Emmanuel Pierrat m'informait du suicide de l'écrivain en lutte. En novembre, pour l'Histoire Littéraire, car c'est désormais possible, ce livre est édité en papier, à seulement 11 euros 56 sur Amazon à 11 euros 56.

- Présentation et Version numérique (3 euros 99)


Livres d'art

Quercy : l'harmonie du hasard de Stéphane Ternoise
Quercy harmonie du hasard
50 photos d'art. Stéphane Ternoise également photographe ! Principalement tourné vers "le monde qui disparait, le monde non vu, la campagne". Sur Amazon (moins de 15 euros !)

Notice et numérique.

Jésus, du Quercy de Stéphane Ternoise
Jésus, du Quercy
Magnifique livre broché, des photos étonnantes, vivantes, à seulement 17 euros 28 sur Amazon

Notice et numérique (6 euros 99).

Le Martyr et Saint du 11 septembre : Jean-Gabriel Perboyre de Stéphane Ternoise
Jean-Gabriel Perboyre
Le Saint du 11 septembre est mort sur une croix en Chine... il fut d'abord un petit berger lotois... Saint Perboyre Jean-Gabriel... depuis sa canonisation par Jean-Paul II. 388 pages d'analyses de Ternoise, documents anciens, et 48 photos de cette présence du Saint dans le sud-ouest. Sur Amazon (22 euros 36)

Notice et numérique.

Plus de livres...

Le catalogue complet n'est pas encore entièrement disponible sur Amazon.
http://www.utopie.pro reprend les principales publications.

Les pièces de théâtre : l'intégralité en français sur theatre.wf.

Les traductions (du théâtre) en anglais, allemand, espagnol et italien seront également disponibles en papier. Courant 2014.




Votre pertinente réaction

-- du 17 décembre 2013 à 10 : 52
par Carla : y'a pas à dire, c'est un beau titre et un sacré bouquin, ce roman de la révolution numérique

-- du 11 décembre 2013 à 10 : 02
par Corinne : J'ai eu l'occasion de lire vos pièces de théâtre traduite en anglais, et je félicite la traductrice pour la qualité de son travail.

-- du 23 novembre 2013 à 19 : 43
par céline : j'ai adoré vos six pièces pour enfants. Ils devraient être au programme de m'éducation nationale !

-- du 19 novembre 2013 à 13 : 09
par jean-daniel : J'avais 25 ans m'a profondément remué... je me souviens de mes 25 ans...

-- du 24 octobre 2013 à 21 : 20
par JMarc : je comprends que Cabrel n'ait pas aimé Le roman du show-biz et de la sagesse !

-- du 19 octobre 2013 à 16 : 50
par Aurélie Filippetti : utopie.pro me semble le nom le plus approprié à votre démarche !

-- du 18 octobre 2013 à 21 : 21
par Claude : Je ne serai pas aussi catégorique que vous le livre en papier qui sera supplanté par le livre numérique, à moins que vous parliez en siècles...

-- du 08 octobre 2013 à 15 : 11
par JMarc : Vous allez vous faire des amis avec votre "le seul vrai libraire en France" !!!

-- du 26 septembre 2013 à 09 : 15
par Jacques D : Bravo à vous d'oser dire que les 25 000 plus ou moins les librairies sont contrôlées par quelques distributeurs...

-- du 18 septembre 2013 à 12 : 16
par annabelle : oui, pour l'instant le livre papier reste la meilleure manière d'être lu, iol faut donc être disponible...

-- du 10 septembre 2013 à 13 : 17
par livres : Stéphane Ternoise est né en 1968. Il publie des livres depuis 1991 ; éditeur indépendant depuis le premier. Ainsi, quinze œuvres ont bénéficié d’une impression « de masse » (jamais plus de 2500) avec vente par correspondance.
L’auteur éditeur a créé livrepapier.com en 2013 afin de permettre une diffusion en papier de la plus grande partie de son catalogue alors uniquement disponible en numérique, via l’impression à la demande et la vente par Amazon.

Septembre 2012 restera une grande date pour les critiques littéraires qui à peu de frais ont redoré leur blason. Enfin, ils le pensent !
Il y eut d’abord la chute de Todd Rutherford, après révélations par le New York Times de son business plan pourtant public et très lucratif : sa start-up, gettingbookreviews.com, proposait des prestations aux écrivains : la rédaction de critiques positives.
Il vendait des packs de 20 ou 50 bonnes critiques...
Le "petit malin" se serait ainsi octroyé jusqu’à 28 000 dollars de salaire mensuel, grâce au recrutement de « pigistes » peu rémunérés.
Google ferma son compte et Amazon supprima une partie des 4531 louanges répertoriées. Todd Rutherford s’est rapidement lancé sur un autre créneau : la vente de camping-cars mais réfléchirait à un retour au service de la littérature.

Quant à l’auteur britannique de romans policiers, RJ Ellory, quasi inconnu en France, il s’est fait prendre les doigts dans le pot de confiture, avouant finalement se glorifier sur Amazon, via pseudos, naturellement. Il en profitait même pour descendre sèchement ses concurrents.
Jeremy Duns, l’un des ses collègues, a prétendu sur un forum qu’Ellory se cachait derrière les pseudonymes Jelly Bean, Nicodemus Jones... et tout s’enchaîna... le "fraudeur" y a gagné une bonne publicité... Car qui tombe vraiment des nues ? Il a simplement appliqué, en le détournant légèrement, le système du copinage (ou du renvoi d’ascenseur) qui prévaut dans la critique littéraire classique.

Ce n’est certes peut-être pas très sportif de prétendre en commentaire que l’on est "l’un des plus talentueux auteurs d’aujourd’hui"... mais est-ce plus honorable, quand on exerce la profession de critique d’un grand média, d’encenser les collègues écrivains publiés chez le même éditeur, qui eux s’empressent avec leur casquette chroniqueur, de renvoyer ce cher ascenseur ? Non, ça ne se passe pas ainsi ? C’était avant ?

Je me souviens et je retrouve dans La littérature sans estomac, de Pierre Jourde : « Certains organes littéraires ont une responsabilité dans la médiocrité de la production littéraire contemporaine. On pourrait attendre des critiques et des journalistes qu’ils tentent, sinon de dénoncer la fabrication d’ersatz d’écrivains, du moins de défendre de vrais auteurs. Non que cela n’arrive pas. Mais la critique de bonne foi est noyée dans le flot de la critique de complaisance. On connaît cette spécialité française, qui continue à étonner la probité anglo-saxonne : ceux qui parlent des livres sont aussi ceux qui les écrivent et qui les publient. »
La médiocrité de la production littéraire contemporaine… Face à cela, François Busnel part aux Etats-Unis interroger « les derniers fous », les descendants des Balzac, Hugo… et raconte « Ce qui est intéressant, c’est d’aller à la rencontre des derniers grands fous qui sont les fous géniaux. Si on avait pu aller rencontrer au 19e siècle Baudelaire, Flaubert, Gérard De Nerval, Lamartine, Victor Hugo, Balzac, vous pensez que l’on aurait eu affaire à des gens normaux ? Mais pas du tout, ce sont des grands fous mais c’est des fous géniaux. C’est c’qu’on appelle les fous littéraires. Et alors, aux Etats-Unis, il se passe quelque chose d’assez incroyable, c’est que l’écrivain n’a pas de statut social, c’est-à-dire il n’est pas comme à Saint-Germain-des-Prés, en train de donner son avis sur tout, de boire des coups pour se faire remarquer par la presse et par les gens, il signe pas d’autographes... Au contraire il n’a aucun ego donc il s’enfonce dans cette espèce de folie qui est créatrice du coup, qui devient une folie créatrice, régénérante, c’est ça qui est absolument extraordinaire aux eux, donc on est au cœur du processus de création. »
Faire le pitre médiatique serait donc un statut social ! En France.

Sur le même sujet, interview d’Alain Beuve-Méry (petit-fils du fondateur du Monde, Hubert) qui « couvre le secteur de l’édition pour le journal Le Monde depuis 5 ans », au 8 Octobre 2011, réalisée par F.K de tahiti-infos.com à l’occasion du "Salon Lire en Polynésie."

« - Avez-vous lu l’un des ouvrages édités localement ?
- C’est très frais, mais je viens de lire le dernier Chantal Spitz, Elles. Terre d’enfance. Roman à deux encres. (...)
- On est en pleine rentrée littéraire en métropole. Ce livre pourrait-il percer ?
- C’est un livre qui mérite d’être édité, assurément. Mais vous le savez sûrement, entre 600 et 700 romans paraissent entre le 25 août et le 15 octobre chaque année. Tout dépend donc beaucoup de la maison d’édition dans laquelle vous êtes édité, et du travail fait en amont par les attachés de presse auprès des journalistes et des jurés littéraires. Chantal Spitz est un frêle esquif au milieu de nombreux bateaux. Mais pourquoi pas ? Son livre pourrait, ou devrait, trouver un public en France. J’espère pouvoir en parler avec elle au Salon. C’est très intéressant de rencontrer de vrais écrivains, très différents de ceux qu’on a l’habitude de lire en France. »

Je me souviens et je retrouve dans le carton Le Monde justement, un article certes ancien, du 9 mars 2007, un soutien aux libraires où Baptiste-Marrey (noté écrivain), n’hésitait même pas à reconnaître : « les grands groupes publient, distribuent, vendent et font commenter favorablement les titres qu’ils produisent. » Normal, il publiait dans le Monde ! Normal ? C’est tellement banal, entré dans l’inconscient collectif, qu’ils peuvent le reconnaître au détour d’une phrase, sans susciter d’indignation, sans même se rendre compte de l’énormité de l’aveu qui les discrédite plus que nos commentaires. Mais ils continuent, continueront sûrement tant que leurs publications s’écouleront.

Quant au "Philippe Forest, écrivain", bel exemple, en 2012, de critique déontologique : au risible il ajoute la suprême morale en encensant l’icône Angot, après le rachat de Flammarion par Gallimard. "P. F." publiant désormais chez "le plus prestigieux des éditeurs" (sûrement normal quand on peut se prévaloir de signer dans Le Monde des Livres même si je ne doute pas de la qualité de sa plume, nettement meilleure que celle d’Anaïs) et Flammarion ayant le grand bonheur de compter dans son écurie les régimes Dukan et mademoiselle ou madame Angot (comme il lui plaira). Je ne résiste pas au plaisir de reprendre la remarquable (qui se remarque) analyse de "Philippe Forest, écrivain" : « À juste titre, on dit souvent d’un vrai roman qu’il est irrésumable, car en rendre compte sous une forme autre que celle que son auteur a choisie revient précisément à défaire ce que celui-ci a voulu faire. C’est particulièrement le cas avec le nouveau livre de Christine Angot. » Oui, disons-le simplement "Philippe Forest, écrivain" a débuté sa carrière par un "Philippe Sollers", au Seuil, en 1992. Philippe Sollers historique icône du Monde des Livres. Une grande famille... Ah, la révolution numérique ! Il faudrait qu’elle balaye également ces gens-là, comme les politiques, genre Malvy, Filippetti et compagnie. Tous, même s’ils connaissent parfaitement et déplorent durant leurs heures de lucidité les dérives du système, le préfèrent à une révolution qui pourrait, qui devrait, les emporter. J’ai sûrement eu tort d’exposer mes envies, raisonnements, conceptions révolutionnaires ! Mais c’est une révolution tellement morale, juste, digne, honnête qu’elle "aurait dû" susciter une adhésion immédiate chez les écrivains. C’est oublier le célèbre "un tiens vaut mieux que deux tu l’auras." Oui, les écrivains sont des petits enfants qu’il faut prendre par la main ou de vieux messieurs frileux. Que cesse l’exploitation des créateurs par les marchands, nous aurions pu nous entendre sur ce minimum revendicatif ! Oui, je suis sûrement grillé partout. Un révolutionnaire n’intéresse que cinquante ans après sa mort ! Ça y est, comme Stendhal, me v’la en position de ne plus espérer qu’une reconnaissance posthume. Donc « l’homme d’esprit doit s’appliquer à acquérir ce qui lui est strictement nécessaire pour ne dépendre de personne. » Si ma mémoire est bonne ! En tout cas, le constat ne m’accorde pas trente-six chemins : je dois vivre de peu, me débrouiller avec des bouts de ficelles, donc Amina est devenue un poids, une contrainte insupportable. On paye toujours ses moments de jouissances ! Finalement, le plaisir solitaire est le plus approprié à l’écrivain indépendant en 2012 ! Décidément, peu importent les chemins qui m’amènent à penser à elle, la même conclusion s’impose : on ne fait pas sa vie avec une femme qui n’est pas à 100% dans son couple. Oui, tu me répondrais y être… mais ta mère, mais Kagera, mais tes frères, tes sœurs, ta religion, ton fils, tes amis, ton besoin régulier de jubiler quand remonte le non assumé…

- Les fausses critiques sont utiles mais la victoire s’est gagnée avec les faux achats !

Ce qui n’est pas nouveau, je me souviens de cette histoire (avouée bien plus tard par les protagonistes, sans soulever d’indignation) quand quelques disquaires servaient de référence pour le classement des ventes de vinyles dans notre pays : certains n’hésitaient pas à acheter leur poulain en nombre ! Un bon plan pour eux comme pour le disquaire ! Combien gagne Amazon grâce aux achats dont le seul but est de faire monter l’œuvre d’un ami ou parent ?

- Une dizaine de vrais potes, chargés des critiques de lecteurs, c’est nettement suffisant. Cinq clics rapides sur NON à "avez-vous trouvé ce commentaire utile ?" et il disparaît dans les profondeurs invisibles le sale message du client déçu. La moyenne des notes doit dépasser 4 sur 5 ! Toute réaction avec moins de quatre étoiles sera systématiquement marginalisée. "J’ai acheté ce livre en me basant sur les avis élogieux. Pour moi c’est un flop ! Le sujet est quelconque. Aucun style, syntaxe et grammaire à revoir..." Casse-toi, sale prof ! Tu ne vas pas me gonfler pour tes 99 centimes ! Tu as eu ta part de rêve ! Celui de découvrir Kader !

Ce genre de technique se décline désormais en "site de lecteurs" avec les auteurs éditeurs particulièrement ciblés. L’auteur intéressé est prié de rembourser aux acheteurs (plus une forte commission pour le site) les dépenses de ces critiques "bénévoles." Ces "achats remboursés" doivent permettre au livre de monter dans les classements, se faire remarquer, générer de véritables ventes... Pratique scandaleuse ? Quand dans un catalogue Carrefour ou Leclerc figure un produit "premier achat remboursé" il s’agit bien également pour la marque d’acquérir de la visibilité... Naturellement, dans ce genre de marketing, l’écrivain indépendant ne peut rivaliser avec les mastodontes, il peut juste sacrifier ses économies pour un résultat dérisoire. Mais c’est bien "la part" du rêve que sont disposés à payer de nombreux apprentis auteurs... Que les indépendants soient particulièrement visés montre bien qu’il s’agit de leur faire payer cette part de rêve. Pratique venue des États-Unis et rapidement déclinée en France... Auto-edition.com fut naturellement démarché... Ce genre de bon plan (surtout pour les gestionnaires du site mais des "petits malins" devraient ainsi obtenir quelques jours de visibilité) est naturellement à déconseiller mais devrais-je proposer une journée d’achat remboursé ?

- Quelques clics sur OUI suffisent pour imposer les 5 étoiles - "J’ai adoré ce livre, il est finement écrit, l’auteur nous fait entrer dans la peau d’un banlieusard qui cherche l’amour... âmes sensibles venez découvrir la vraie vie dans le 9-3 !" Ça c’est de la critique ! T’aimerais en avoir de la bonne comme ça ! Y’a un mec de banlieue qui m’a écrit ça !

Je n’ai pas pu m’empêcher de vérifier ! Exact !

« - Il faut devenir incritiquable ! Que toute personne déçue n’ose pas l’écrire, se sente vaguement coupable. S’il n’a pas aimé, c’est qu’il n’y comprend rien à la nouvelle littérature, aux banlieues, aux jeunes, c’est même du racisme anti-jeunes, anti-beurs...
- Un relent de racisme dans toute vraie critique ! Tu as gagné grâce au politiquement correct ! Les bons soldats de l’industrie culturelle n’allaient pas te jeter la première pierre ! Oui, chapeau, finalement, tu as compris notre époque ! Christine Angot derrière le drapeau « inceste », Stéphane Hessel « vieux résistant » et toi « banlieue numérique. » Grande victoire du « tout est culturel » estampillé Jack Lang !
- Jacques Langue ? C’est encore un de tes philosophes.
- Laisse, je te parle d’un temps où la gauche prétendait faire de la politique autrement ! François Mitterrand avait promis l’imagination au pouvoir en 1981 et en 2012 nous avons toujours Martin Malvy à la tête de la région !
- Pourquoi tu me sors toujours des noms qui ne passent pas à la télévision ? Chirac, Balladur, OK ! Qu’est-ce que je les adorais ces deux-là quand j’étais môme ! Je ne ratais pour rien au monde les guignols de l’info. Maly, en plus, certain que c’est même pas un africain !
- Pourtant la saga de cette famille mériterait bien un feuilleton, de la guerre 14 au TGV toulousain en passant par les pleins pouvoirs accordés au maréchal Pétain, y’a toujours un Malvy quelque part depuis cent ans ! »

- Mais tu sais, tout ça, ça ne te sert à rien, tu ne sais pas en faire un vrai bouquin !
Et bing dans les dents. J’avais l’impression de lui servir de punching ball verbal. Quelque part, en souriant, je l’encourageais à continuer ! Sûrement pas par masochisme mais je ne pouvais me leurrer : une vie en échec professionnel et sentimental. Même si me complaire en relativisant sur des livres nettement meilleurs que ceux de pantins était possible, comme un couple pas pire que bien d’autres, une maison en pierre blanche à la campagne… entre ce que j’ai voulu en quittant le salariat en 1993 et ma vie presque vingt ans plus tard, certes la satisfaction d’avoir tenu m’évite la dépression mais l’échec est bien là, la route ne mène nulle part ! Où pourrait-elle mener ? L’Amour et une "certaine reconnaissance" littéraire ? Et là, je vais où ? « Au bout de la nuit » ?
Amina venait de le relire, elle me conseillait d’en faire de même. Je me souvenais encore très bien de l’impression de malaise quand en 2006 ou 2007, après tellement de tentatives sans parvenir à dépasser une vingtaine de pages, enfin je le terminais. Le style de Céline m’avait rebuté durant des années et là ce voyage me renvoyait à mes propres sensations pour lesquelles aucun mot ne me venait au quotidien. C’était donc avant Amina, durant cette période de découverte des sites de rencontres, et de nombreux enthousiasmes, espoirs…

Face à Kader, je souriais, il ne pouvait pas imaginer (et ce n’est pas une critique, il n’avait même pas 25 ans, je me souviens qu’à cet âge j’aurais bien été incapable de comprendre "un vieux"... d’ailleurs ces hommes me regardaient de haut, comme un petit jeune, dans une société à la structuration bien plus marquée... le "faire de la place aux jeunes" n’est venu que plus tard... les "révoltés de mai 68" sont parvenus à maintenir dans l’ombre la génération suivante qui s’est rapidement retrouvée poussée aux oubliettes par celle qui suivait, plus aguerrie aux nouvelles technologies... je suis d’une génération de transition, qui doit payer les retraites dorées de ces baby boomer... enfin, c’est ce genre de conceptualisation qui tournait dans ma tête après nos "échanges", en retraversant la forêt), il ne pouvait pas imaginer que loin de penser "s’il n’était pas mon employeur je lui casse la gueule" comme il le croyait (confidence de Nadège) me venait souvent "il te faut sûrement ces baffes dans la tronche pour aller au fond de toi, y puiser le texte essentiel, c’est ton voyage au bout de la nuit." Une seule fois, j’aurais pu le tabasser mais il faut croire que jamais la violence ne constitue une réponse chez moi.
Pourtant, je continuais à laisser Amina me maintenir dans l’incapacité d’écrire vraiment mais de plus en plus me virevoltait dans la tête un "quand la corde n’est pas assez tendue, elle n’émet aucun bruit, quand elle est trop tendue, elle casse." La sensation d’arriver à une période cruciale s’imposa durant ces jours de mars et avril 2012. Je ne pouvais naturellement pas oublier que deux ans plus tôt, elle continuait à m’écrire "mon Amour" tout en couchant dès qu’elle le pouvait avec son fonctionnaire européen, italien, en mission en Éthiopie.

- Quand tu es un minimum futé, tu comprends vite leur fonctionnement ! Il faut laisser un 3 étoiles car Amazon adore opposer un avis très favorable 5 étoiles avec la "critique négative la plus appréciée" qui débute aux 3 étoiles. Un 3 étoiles qui conseille d’acheter, c’est clean ! Votre problème, à vous les écrivains, c’est l’intelligence, alors que dans la vie il faut être futé, même dans l’édition.

- J’ai braqué des banques sans même une seule garde-à-vue (mais non monsieur le juge, je plaisante, forcément, c’est de la littérature, il ne faut pas croire non plus que Frédéric Beigbeder dans la vraie vie... ah c’est super la littérature, on peut raconter la vérité tout en prétendant que c’est de la fiction, alors que vous, les écrivains, vous continuez à essayer de nous faire croire que vos histoires abracadabrantes sont vraies !). J’ai piloté la distribution de la petite poudre blanche (idem). Et comme l’ont raconté les médias, j’ai passé quinze jours derrière les barreaux pour trafic de cannabis. Préventive ! Et parcours de réinsertion pour éviter la prison… Oh merci monsieur le juge de m’avoir donné l’occasion de croiser Nadj ! Tu as tort, de ne pas jouer la carte Dépêche du Midi, le Baylet m’a l’air d’un brave type, en Fernandel de la dépénalisation du shit. Il faut toujours s’avoir s’unir avec les plus forts, c’est la seule manière de prendre leur place. Ce qui fait de moi un bon représentant de la banlieue, révélé au grand public grâce à la vague d’achats de sympathie pour ce livre numérique à 99 centimes d’euros. Comme c’est drôle ! Comme vous êtes cons ! Comme le répétait si souvent Adam « la connerie humaine est sans limite et les écoles des profs ne font que l’aggraver, ce qu’il faut comprendre dans cette vie c’est qu’il y a ceux qui réussissent et les autres ; avec moi, tu connais le plus court chemin pour passer du bon côté. » Et il ajoutait même un truc qui va te montrer qu’Adam c’était un mec d’une intelligence au-dessus de la moyenne : « quand tu nais à l’ombre, mec, si tu suis les bons conseils des privilégiés, tu ne verras jamais le vrai soleil. » Adam, il était parti de rien dans la cité, il avait tout organisé. La vie est parfois injuste. Il aurait pu devenir député, mon frère ! C’était son ambition, c’est ce qu’il m’avait expliqué « pour devenir indéboulonnable, il suffit que je devienne député, le PS recherche des mecs comme moi pour éviter que la banlieue s’enflamme. » Il avait même rencontré Bernard Tapie, mon frère !

Il me croyait impressionné. J’hésitais et finalement je pense avoir eu raison de retenir « Mesrine, dans l’instinct de mort, a écrit une phrase de ce genre ». Soit le nom lui était inconnu, soit il aurait voulu savoir comme moi, « un grave paysan » (« finalement, tu ressembles plus à un brave paysan du Moyen-âge qu’à un écrivain », il m’avait balancé le 7 mars) j’avais lu son héros.

- Le premier achat, c’est d’Anaïs, avec le compte Amazon de sa mère, où la vieille a enregistré sa carte bancaire. Un truc de louf, ce système ! Son mot de passe, c’est le prénom de sa fille et une fois que tu es connecté à son compte, tu peux acheter ce que tu veux car elle a mémorisé sa carte ! Enregistrez votre carte, c’est plus pratique ! Y’a un fric dingue à se faire en piratant ce genre de compte... enfin, si ça t’intéresse... Mais deux heures plus tard, toujours rien en dessous de « Moyenne des commentaires client : Soyez la première personne à écrire un commentaire sur cet article » là où j’avais bien pigé que les livres qui se vendent avaient une ligne « n° 999 dans la Boutique Kindle » avec à côté entre parenthèse le « Voir le Top 100 dans la Boutique Kindle. » Et c’est là qu’il fallait que je sois. En plus, impossible d’acheter deux fois le même ebook !

« - Au fait, ça va te servir à quoi, d’être numéro 1 dans ce truc d’intellos ?
- La frime, Anaïs, la frime ! Et... secret ma princesse... Des contacts dans le show-biz ! Y’a un fric dingue à se faire. Demain, ils seront tous mes clients ! »
Je lui avais promis de lui obtenir un autographe de Grégoire. Elle l’adorait.

- Avec ma carte bancaire, je voulais me créer un compte... mais Anaïs m’a expliqué qu’on serait vite repéré, avec un truc d’adresses Hip Hop qui permet de reconnaître d’où l’on se connecte... Y’a eu tout un tas de problèmes, on a pu en acheter que cinq dans la journée. Et le lendemain matin : « n° 324 dans la Boutique Kindle. » Anaïs était folle de joie mais je me demandais : il en faut combien des ventes, pour arriver numéro 1 ?

- Alors, il a fallu s’organiser. Anaïs fut géniale, elle m’a imprimé une page « achat du bouquin de Kader sur Amazon, mode d’emploi. » Avec noté en gras « Opération Top secrète, l’information ne doit pas sortir de la cité » Et 500 à la photocopieuse ! Ensuite, un gamin fut chargé d’attacher à chaque feuille un billet de 20 euros avec un trombone. Oui, c’est un truc que je te conseille, il faut toujours garder 500 billets de 20 euros planqués quelque part ! Je suis sérieux ! On croit que les billets de 100 euros, c’est la classe. Mais les pauvres se demandent toujours s’il s’agit d’un faux. 20 euros, c’est la coupure discrète. Et grande réunion du Conseil des Ministres, comme on dit. Il s’agissait d’abord de faire acheter chaque jour quinze ebooks. Chaque personne recevant "un document" devait en télécharger au moins trois à quatre cinq jours d’intervalle et nous rendre le mode d’emploi avec les dates et heures d’achat. Tout le monde a cru que j’avais les moyens de vérifier ! 10 000 euros pour le cul de Nadège à volonté, j’aurais donné bien plus. Tu me diras, radin comme tu es, selon qui tu sais !, attacher un billet de 10 euros aurait suffi mais il existe des moments où il faut savoir être généreux !


Le contact - Des informations sur l'écrivain éditeur.

- quelques romans à lire en numérique ou en papier si vous insistez .


- Jack-Alain Léger ne semble connaître du livre que le papier .

- 19 octobre 2013 : Pour vendre sur Amazon des livres en papier, la meilleure solution Creatspace

- 09 décembre 2013 : Publication du recueil de contes agrémenté de 33 photos en couleur

- 09 décembre 2013 : les livres en chti de Ternoise sont désormais disponibles en papier

- 09 décembre 2013 : la censure n'est pas nécessaire en France : les monopoles s'en chargent...

- 10 décembre 2013 : Demande relai promotionnel le message du 10 décembre 2013

- 10 décembre 2013 : Saint Perboyre Jean-Gabriel Perboyre le Saint du 11 septembre...

- 11 décembre 2013 : Je mourrai avant d'avoir écrit tout ce que je souhaite écrire.

- 18 mars 2015 : Acheter par chèque le livre sur auto-édition de Ternoise